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Numéro 12

Introduction : Regards croisés sur les figures du feu

Klohinlwélé KONÉ
Numéro 12 (2016-2017) – Regards croisés sur les figures du feu (2017) Page(s) 4 - 7 ISSN 2076-6130

Résumé / Abstract

Il y a des figures dont la richesse mériterait qu’elles soient étudiées dans plusieurs disciplines, par des compétences et expertises de tout bord et surtout en donnant plus de temps aux chercheurs pour produire un travail asymptotiquement exhaustif et systématique. Le feu est de celles-ci. En effet, de la théorie des quatre éléments dont nous avons hérité des premières réflexions présocratiques, le feu nous semble être le principe le plus fécondant en raison de sa présence dans toutes les cultures, les systèmes de pensée et les représentations tant rituelles qu’artistiques. Quand bien même nous aurions satisfait aux conditions de l’interdisciplinarité des chercheurs et d’un temps plus long accordé aux chercheurs et à la réflexion sur ce thème, nous serions loin du compte. Le feu n’est pas une figure qui se laisse aisément apprivoiser par la réflexion et ne s’épuise pas quel que soit la compétence et les motivations de celles/ceux qui entreprennent de l’étudier. Il se décline, comme le reprend Djaha Nde, à la suite de G. Durand, en un « essaim » d’images concrètes (flamme, étincelle, éclair, foudre, etc), de figures métaphoriques et symboliques d’une richesse infinie, de schèmes et d’archétypes qui nous suggèrent un système mythique. (G. Durand 1984 : 17) Gaston Bachelard avait rendu compte de cette richesse du feu en lui consacrant trois (3) monographies et avait fini par avouer que même un « gros livre » ne suffirait pas à épuiser ses images et ses métaphores. Des penseurs

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Comment citer cet article :

Klohinlwélé KONÉ. « Introduction : Regards croisés sur les figures du feu ». Revue Ivoirienne de Langues Étrangères, Numéro 12, 2017, p. 4. ISSN 2076-6130.